Les Chroniques de Marion Pépin : épisode 1, Les jeux Olymself

Les Chroniques de Marion Pépin : épisode 1, Les jeux Olymself

Jeux Oymself
Jeux Olymself – pixabay.com

La sonnerie résonne dans les oreilles. Le signal du départ est donné. Les jeux Olymself peuvent commencer. Les boxes ont ouvert leur porte. Des troupeaux d’élèves se ruent dans les couloirs.
 
 
 
 
La compétition est rude. Certains jouent des coudes, d’autres fauchent leurs adversaires à coup de pied dans les genoux et d’autres encore se faufilent entre les jambes pour aller chercher la tête de la course. Telle une avalanche ils dévalent les escaliers. L’arrivée est proche. L’excitation est à son comble. Le saint Graal, la récompense ultime est à portée de main. Les plus chanceux parviendront à éviter la course d’obstacle. Quant aux perdants, ils devront user de ruse et d’astuces pour obtenir THE trophée.
 
Quand quelques uns choisissent d’avancer au rythme du troupeau, d’autres décident de rejoindre leur équipe, qui elle, se trouve à la tête du peloton. Cependant ils doivent enjamber corps et membres des élèves qui jonchent le sol, épuisés par la course du 100m. Ça y est. Ayant rejoint ses coéquipiers, l’élève peut enfin s’équiper pour recevoir le Saint Graal : un plateau, un verre, des couverts. Une fois l’équipement en main, les yeux brillants d’excitation, il s’apprête à recevoir sa médaille d’or. Mais c’est sans compter sur les champions toutes catégories, communément appelés professeurs.

Ayant pourtant survécu à quatre heures de cours et quarante minutes de Jeux Olymself, l’élève les voit arriver, arborant leurs innombrables médailles et leur petite plaquette « V.I.P. » accrochées autour de leur cou. Roulant des mécaniques, ils récupèrent leur équipement et se font une place devant l’élève, qui, dégoûté, voit s’éloigner cette récompense tant attendue. C’est le ventre vide et la mine déconfite que l’élève la reçoit enfin.

Marion Pépin

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2 réactions au sujet de « Les Chroniques de Marion Pépin : épisode 1, Les jeux Olymself »

  1. Salut!

    Franchement sympa!
    Mais pourquoi ne pas exagérer un peu plus, par exemple au niveau de la tyrann… pardon des avantages des professeurs ou encore des espoirs déchu des élèves.
    Sinon c’est vraiment pas mal.

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