Les Chroniques de Marion Pépin : épisode 3, la torture Suprême.

Les Chroniques de Marion Pépin : épisode 3, la torture Suprême.

Cette méthode de torture, très efficace, est très particulière, puisqu’afin qu’elle fonctionne il faut l’allier à un autre type de supplice : Le DS commun.

Rappelons tout d’abord les bases de ces deux calvaires : L’amphithéâtre est un lieu où l’on regroupe des dizaines de torturés que l’on assied sur des strapontins en bois, dont le confort laisse à désirer, des heures durant ; et à qui l’on demande de rédiger au minimum quatre feuilles doubles sur une table qui fait 40cm².

Quant à la torture du DS commun, il s’agit ici de faire réviser au minimum cinq chapitres aux suppliciés et de les garder deux, trois ou même quatre heures après la fin de leur travaux forcés, voire même durant leur pause du samedi/dimanche. Pour la faire fonctionner, suivez le mode d’emploi ci-dessous :

Etape 1 : Prenez une poignée d’élèves, environ une centaine ou même un peu moins, entre cent et cinquante, auxquels vos subordonnés ont demandé d’apprendre cinq chapitres, ou plus s’ils souhaitent rendre la torture Suprême encore plus horrible qu’elle ne l’est déjà.

Etape 2 : Regroupez-les à l’amphithéâtre après une longue journée de travaux forcés ou allez jusqu’à supprimer leur demi-journée de congé. Le mieux étant de les convoquer le samedi au petit matin, pour qu’ils n’aient point eu le temps de prendre un peu de repos. N’oubliez pas de dire à vos subordonnés de mettre leur réveil à 8 heures, ce jour-là, afin qu’ils puissent jouir de l’idée que leurs torturés soient debout, tandis qu’ils profitent allègrement de leur confortables lits.

Etape 3 : Faites les asseoir sur les strapontins sans, bien évidemment, aucun dossier afin que les suppliciés ne puissent se reposer dessus.

Etape 4 : Distribuez-leur un dossier de dix pages environ. Vous pouvez, si vous le souhaitez, en mettre plus. Puis, avec un air satisfait, toisez-les et appréciez leur mine déconfite lorsqu’ils découvrent la taille du document.

Etape 5 : Annoncez-leur la durée de la torture. Deux ou trois heures peuvent suffir. Mais le mieux, le must, est d’augmenter la torture jusqu’à 4 heures. Votre plaisir et leur peine seront décuplés. Plus la torture est longue, plus les effets seront intéressants. Mise en garde : Attention ! Ne pas dépasser les 5 heures. Le risque de rébellion pourrait être multiplié par dix.

Etape 6 : Enfin, lancez le début de la torture et savourez le spectacle qui s’offre à vous.

Etape 7 (facultative) : Au bout des quatre, trois ou deux heures de supplice, vous pouvez également observer les torturés, sortant de l’amphithéâtre, pleurer, s’écrouler de fatigue ou même essayer de soigner leurs mains ensanglantées à cause du crayon qui leur a lacéré la peau. Une immense satisfaction vous envahira et un sourire se dessinera sur votre visage.

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