La Forêt Noire

La Forêt Noire

Nous voici déjà à la seconde nouvelle que nous publions. Celle-ci est signée Maxime Deliaud, de 2nde D. Bonne lecture !

Nous sommes en 1950. Je m’appelle James, j’ai 15 ans et je vis en Amazonie dans un immense château avec ma famille aux abords d’une gigantesque forêt. Dès mon plus jeune âge, on m’a strictement interdit d’aller jouer dans cette forêt qu’on surnomme La Forêt Noire en raison des disparitions de plusieurs enfants. Un beau jour, il y a de cela déjà 5 ans, des enfants du village de Wakanadou (c’est un village pas très loin de chez moi) sont partis s’amuser dans la Forêt Noire. Hélas, ils ne sont jamais revenus. Certains supposent qu’ils se sont perdus… D’autres pensent qu’ils sont morts de faim ou quelque chose de bien pire encore ! Bref, voilà l’histoire de cette forêt. Pour ma part, je suis extrêmement curieux, c’est pourquoi je suis obligé de partir pour découvrir le monde qui m’entoure : c’est plus fort que moi !

Alors un jour, très tôt à l’aube, je pars de chez moi avec tout mon équipement de scoot pour découvrir cette drôle d’histoire d’enfants disparus dans cette Forêt Noire !
Je m’arrête en milieu d’après-midi dans une vieille auberge pour me reposer dans le village de Wakanadou. Là, le soir venu, je me renseigne sur les mystérieuses disparitions de ces enfants. Pour la grande majorité, les villageois me disent de ne jamais m’aventurer dans cette forêt mais un vieillard veut me parler en privé dans sa maisonnette. Il me dit que cette forêt est très dangereuse et qu’on raconte qu’une bête carnivore et mangeuse d’hommes y vit. Elle se repose le jour et part se nourrir la nuit. Pour survivre qu’il me dit « tu devras être très prudent et surtout très discret pour ne pas te faire repérer. A chaque fois que la nuit tombera, tu devras t’être trouvé un abri très discret et surtout plongé dans l’obscurité la plus totale. N’allume en aucun cas un feu dans ton abri, cela pourrait attirer « la bête » et te coûter la vie ». Je passe donc la nuit dans ce village et le lendemain je pars à pieds en direction de cette forêt. Pendant 3 jours, je parcoure 15 kilomètres, traversant des champs, grimpant une montagne,… et en faisant 3 pauses. Un matin, j’entre dans l’orée de la Forêt Noire. Il fait très sombre. Je suis dans l’obscurité la plus totale ! Les arbres sont tellement grands qu’ils recouvrent la surface du ciel. Je m’engage dans un étroit sentier qui me conduit dans une grande clairière : enfin, j’entre dans la Forêt Noire !

La première chose que je dois faire est de me trouver un abri pour la nuit. Je pars donc en quête d’un endroit très sombre : en fait, je compte dénicher une grotte qui n’est pas habitée pour y installer mon campement. Durant 5 longues heures, je cherche une grotte mais je ne trouve rien ! Je pense qu’il n’y a pas de grotte dans cette forêt ! J’abandonne l’idée de trouver cette grotte et je me construis un cabanon avec des branches d’arbres : la saison de la mousson me facilite alors la tâche !
J’attache le tout avec des lianes. Je regarde depuis l’intérieur de mon abri la lente descente du soleil qui d‘un coup plonge derrière les montagnes et qui change tout d’un coup l’atmosphère de la forêt : c’est parti ! Ma première nuit dans la Forêt Noire !
Soudain, un horrible cri perçant monte d’un coup dans les graves et fait monter en moi un immense stress : la « bête » est réveillée ! Je m’approche discrètement d’un trou en bas de la palissade de mon cabanon qui donne directement vue sur la plaine et sur une immense entrée de grotte ! « Mince » me dis-je, « si j’avais su, je serais allé m’abriter dans cette grotte ! » Mais lorsque je vois cette chose, « la bête », sortir de ce trou, je retire immédiatement ce que je viens de dire ! Elle est énorme ! Elle doit faire au moins 4 mètres de haut pour 6 mètres de large et 8 mètres de long… Elle ressemble à un énorme sanglier mélangé avec un dragon mais le plus surprenant reste à venir.
D’un coup, elle déploie d’immenses ailes et s’envole dans la nuit dans un silence troublant ! Je m’endors avec l’étrange sentiment d’être épié !
Le lendemain, je cherche du bois pour me fabriquer une lance qui me permettra de chasser des animaux. Une fois celle-ci fabriquée, je pars en quête de nourriture. Ce jour là, la chasse est fructueuse car je tue 2 sangliers et 1 chevreuil ! Cela me fait environ deux semaines de nourriture pour survivre ! Pendant un mois, je vis grâce à la chasse. Mais je commence à me dire que je ne peux pas résoudre ce mystère d’enfants disparus. Alors, un matin, je cherche le chemin par lequel je suis arrivé. Avec un sens de l’orientation émoussé, et une végétation emplissant les prairies chaque jour d’un mètre, je ne l’ai jamais retrouvé ! La nuit venue, toujours le même quotidien : « la bête » se réveille, elle pousse un cri qui me casse les tympans, elle sort de son trou et s’envole comme si de rien n’était ! Pendant 3 semaines, tous les soirs, c’est le même rituel ! Je fais une grande réserve de bois taillé en pointe pour remplacer ma lance au cas où ! Puis je sors de la Forêt Noire en plein milieu de la nuit ! Heureusement, je ne rencontre pas « la bête » sur le chemin du retour ! Je me faufile dans mon cabanon et je m’endors paisiblement sur mon lit végétal.
Durant des lustres, on n’entend plus parler de moi au village. J’imagine que ma famille s’inquiète, paye des détectives, des gendarmes pour me retrouver mais en vain ! C’est comme si j’avais disparu de la surface du globe, c’est comme si je n’étais plus ! Mais moi, en revanche, je suis en bonne santé dans mon cabanon avec mes lances de chasse et mon gibier. Une nuit, alors que toute la forêt est endormie, de silencieux pas de géants avancent vers mon cabanon. Cela me réveille. Je pense tout d’abord que ces bruits ne sont que le fruit de mon imagination ! Mais lorsque je regarde à travers un trou sur le toit de mon abri, je vois « la bête » sauter par-dessus la colline où se situe mon cabanon. Elle est encore plus grande de près ! Je pense même qu’elle est comparable à la taille d’une baleine bleue adulte ! Puis elle s’éloigne dans un silence troublant…

Le mois suivant, c’est Noël et pour la première fois depuis mon arrivée ici, je repense à ma famille et je suis triste ; elle me manque ! J’aurais donné n’importe quoi pour partager ce moment de fêtes avec eux. Même ma vie ! A ce moment, ils doivent me chercher de partout ! Ils doivent être vraiment bouleversés ! Passer un Noël sans un membre de la famille doit être un calvaire pour eux mais malheureusement, j’ai été trop têtu et il a fallu que je m’aventure dans cette forêt de malheur pour assouvir ma curiosité ! Eh mince tiens ! J’ai détruit ma vie ! Mais bon, de toute façon, le mal est fait et je ne peux plus revenir dans le passé pour corriger cette erreur ! Bref, je pense à tous ces mauvais souvenirs jusqu’à ce que je m’endorme ! Le lendemain, le vent souffle très fort. Il manque à plusieurs reprises de détruire mon cabanon ! Et puis les jours, les semaines, les mois et même les années passent.

Aujourd’hui, je fête mon 18ème anniversaire. Enfin encaisser plutôt que fêter ! Passer ses années à survivre dans une forêt qui change de visage tous les jours et avec une bête qui peut vous dévorer c’est franchement effrayant et terrorisant !
Un matin, je me réveille tout grelotant de froid. Je sors la tête et je comprends tout de suite pourquoi j’ai eu si froid pendant cette nuit : il est tombé de la neige !
Pour une fois, je suis très content car je sais que l’arrivée de la neige signifie la mort de la nature. Peut-être que je vais retrouver le chemin qui va me sortir de ce pétrin !
Je cherche donc pendant toute la journée. C’est bien vrai que la saison de l’hiver est arrivée. Je ne vois plus aucun animal ou alors j’en aperçois un de loin mais très rarement ! Et plus la nature disparait et moins je trouve de quoi me nourrir.
Les jours passent et au fil des journées je commence à ressentir les effets du grand froid. Des marques rouges apparaissent sur mes jambes, je grelote en permanence, la peau de mon visage se déchire et cela provoque en moi une douleur insoutenable, mes yeux piquent… j’aperçois une lumière blanche… je souffre… mes oreilles sifflent… mon cœur bat à tout rompre… j’ai mal au ventre…ma tête va exploser… soudain la bête se jette sur moi !
« Allez debout ! Tu vas être en retard au lycée ! s’écrie ma mère ! »

Maxime Deliaud, 2nde D

Une réaction au sujet de « La Forêt Noire »

  1. « découvrir cette drôle d’histoire d’enfants disparus »
    « Eh mince tiens ! J’ai détruit ma vie »
    « je suis très content car je sais que l’arrivée de la neige signifie la mort de la nature »
    Elles sont épiques xD

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