Noël et ses traditions dans le monde

Noël est un moment festif et joyeux. Chacun le fête à sa manière, en suivant les traditions ou non, cela reste tout de même un moment unique. Même si Noël revient chaque année, tous les Noël seront différents, les gens changent, les cadeaux changent et sont souvent moins nombreux.

Quel est le but de Noël ? Vous le connaissez tous mais je tiens à le rappeler. Le but de cette fête est de rassembler les membres d’une même famille autour d’un dîner annuel, où tout le monde se parle, rigole, s’amuse, se dispute parfois mais se réconcilie toujours grâce à « L’Esprit de Noël ». C’est cet esprit-là qui anime les parents, les enfants ainsi que tous les autres membres de la famille durant ce mois de décembre où tous les préparatifs s’annoncent.

Ces préparatifs commencent avec la fameuse lettre au Père Noël, ce gros bonhomme, habillé d’un gros manteau rouge, d’un bonnet rouge, d’une longue barbe blanche, sans oublier sa hotte. Le grand sac qu’il porte sur son dos est capable de porter des millions de cadeaux qu’il déposera au pied du sapin dans le monde entier. Dans certaines maisons, un cookie ainsi qu’un verre de lait attendent le Père Noël souvent à côté du sapin. C’est une tradition perpétrée depuis « la nuit des temps » On dit que c’est pour cela que le Père Noël est devenu gros… Mais on continue quand même à le lui préparer.

Cependant, on ne peut pas parler du Père Noël sans parler du « Père Fouettard » ou du « Leprechaun » selon les appellations. Cette personne, jamais personne ne l’a vu mais il est bel et bien présents dans les croyances, vêtu d’un grand manteau noir avec une grande capuche et de grosses bottes. Il porte souvent des cornes et une queue. En effet, cet homme kidnappe et punit les enfants qui ne sont pas sage. Il donne également aux enfants pas sage des coups de fouets, toujours pour les punir. On dit encore que le Père Fouettard possède, comme le Père Noël, une boule qui lui donne le nom des enfants à kidnapper et à frapper.« Si vous n’êtes pas sage, ce n’est pas le Père Noël qui viendra, c’est le Père Fouettard qui viendra vous chercher ». Telle est la phrase de nombreux parents pour calmer les enfants. Mes parents me disaient la même chose pour tout dire.

On ne peut pas commencer une fête aussi importante sans un minimum de décorations et quand on parle « déco de Noël » on entend : SAPIN. Tout d’abord, celui-ci peut être en plastique donc réutilisable mais cela peut être également un vrai sapin, coupé dans la forêt puis replanté après la fête. Ensuite, les décorations : les guirlandes, les boules de Noël, les « cheveux d’anges » qui viennent enjoliver le sapin, certes, mais également toute la maison.

En parlant de traditions, le 25 décembre était le jour du solstice d’hiver, pour les romains, ou la naissance de la divinité Mithra, le « soleil invaincu », jour où l’on sacrifiait un taureau en son honneur.

Mais pour la religion chrétienne, la fête de Noël n’existait pas, ce n’est qu’à partir du 2eme siècle que l’Église recherche la date précise de la naissance du Christ sur laquelle les Évangiles sont muets. L’absence de document établissant la date de naissance du Christ permit de laisser le champ libre à l’Église pour choisir une date qui coïncide avec le solstice d’hiver afin de contrer la fête païenne de la divinité Mithra. Mais ce ne fut qu’à partir du 5eme siècle que l’on commença à célébrer la messe de minuit. La fête de Noël se répandit progressivement en Europe, puisqu’elle fut célébrée dès le 5ème siècle en Irlande, le 7ème siècle en Angleterre et au 8ème siècle en Allemagne.

Aujourd’hui, Noël est devenue pour certains une institution plus traditionnelle que religieuse. Elle donne l’occasion aux familles de se rassembler et aux enfants de recevoir des cadeaux, comme je l’ai dit précédemment.

Il existe également une seconde coutume : allumer une bûche de Noël, tradition qui remonte à très longtemps et existait dans toute l’Europe. On dit que le feu produit par la bûche est un hommage au soleil. Encore une célébration païenne toujours associée au solstice d’hiver. A l’origine cette bûche devait être brûlée le 24 décembre et elle devait durer jusqu’au Nouvel An. Elle était allumée dans la pièce à vivre et apportait donc chaleur et lumière. Cette bûche devait être très grosse ou même être une souche, de préférence d’un arbre fruitier pour la bonne odeur ! Si le feu de la bûche faisait beaucoup d’étincelles cela signifiait que la moisson de l’été suivant serait bonne. Mais si la lumière faisait projeter des silhouettes sur le mur cela signifiait qu’un membre de la famille allait mourir au cours de l’année. Très réjouissant !
Ce n’est qu’à partir de 1945 que la « Bûche de Noël » telle que nous la connaissons maintenant a vu le jour sous la forme d’un délicieux dessert grâce à un pâtissier qui voulait continuer à célébrer ce rituel.

La légende du Sait Nicolas est très célébrée aux Etats-Unis, en Allemagne, en Suisse, au Luxembourg, en Belgique, en Hollande, en Russie, en Pologne et dans bien d’autres pays encore.

Cette légende est tirée d’un homme qui a réellement existé, il s’appelait Nicolas de Myre, né à Patare au Sud-Ouest de l’actuelle Turquie (Asie Mineure à l’époque). Il fut le protecteur des enfants, des veuves et des personnes faibles ou fragiles. Ses traits de caractères principaux étaient la bienveillance et la générosité.

Cependant, un empereur du nom de Dioclétien qui régnait sur toute l’Asie mineure, contraint le Saint Nicolas à l’exil. Mais l’empereur Constantin rétablit la liberté religieuse et Saint Nicolas put alors reprendre sa place d’évêque. Il serait, toujours selon la légende, décédé un 6 janvier 343 victime de persécution sous l’empire Romain.

Aujourd’hui, dans la nuit du 5 au 6 décembre, le Saint Nicolas passe dans les maisons pour apporter aux enfants sages des friandises comme des fruits secs, des gâteaux, des pommes, des bonbons mais surtout de grands pains d’épices représentant le Saint Évêque.

Je terminerai cet article sur la célèbre et incontournable crèche de Noël qui est relatée depuis le 13ème siècle. Il s’agit du lieu où Marie aurait déposé Jésus, dans la mangeoire garnie de paille pour les animaux (une vache, un âne, un taureau et des mouton).

En France, cette tradition est apparue vers le 14ème siècle mais connut certaines difficultés. En effet, il fut interdit de représenter cette scène religieuse durant la Révolution française. Elle resta néanmoins dans le cœur de tous les croyants.

A l’époque, cette scène religieuse n’était encore visible que dans les églises. Ce n’est que bien plus tard qu’elle fera son apparition dans les maisons.

Dans les maisons, la crèche de Noël trouve très souvent sa place sous l’ombre bienveillante du sapin.

Anyssia Fioravanti

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